mardi 25 novembre 2014

ALMIGHTY EST DECEDE


mardi 25 novembre 2014 nous avons appris via Koaci.com, le décès du rappeur ivoirien Almighty  survenu lundi 24 novembre aux urgences médicales du CHU de Treichville à Abidjan.

D’une source proche de la famille du défunt, le jeune artiste ivoirien a trouvé la mort des suites d'une crise de paludisme après un festival de hip hop qu’il avait organisé dans la commune d’Adjamé précisément là où il a passé une partie de sa jeunesse.

« ...Le jour de ma mort il y’aura du monde 

En plus des fleurs à déposer sur ma tombe 
Et devant tous mon corps sera posé Sans vie en attendant d’être enseveli 
Parait-il qu’après la mort on devient chancelier 
Parait-il qu’après la mort on va me décorer 
On essaiera de consoler ma mère 
Et mes frères feront face à la terre 
Dans la foule seront assises mes maîtresses 
Dans le silence elle pleurerons sans cesse 
Il est parti sans nous laisser « Z’un sous » 
 Ce fils de pute nous a laisser dans un trou. 
Mes créanciers feront de mauvais comptes. 
Je leur dois du blé et je suis mort dans la honte. 
Mes gosses seront livrés à eux-mêmes. 
Mon testament sera source de problème. 
Le jour de ma mort! » disait l’artiste rapper dans l’un de ses titres phares, « le jour de ma mort ».

Pour rappel Almighty et son compère Stezo  ont occupé la scène musicale du Hip Pop dans les années 1990 avant de quitter le pays pour s’installer en France.

Leur départ pour l’hexagone a eu des conséquences graves sur le Rap  ivoirien, qui a fini par être dompté par les rythmes du Zouglou et du Couper-décaler.

Adieu celui qui se faisait appeler le Dieu du Swing.
SOURCE/ KOACI.COM

Burkina Faso : Le nouveau ministre de la Culture vient de démissionner













Le nouveau ministre de la Culture Adama Sagnon, ex-procureur sous le président déchu Blaise Compaoré, a démissionné sous la pression de la société civile qui lui reprochait son implication dans l'affaire du journaliste dont l'assassinat en 1998 avait embrasé le pays, a annoncé le gouvernement.

Décidement les Burkinabés ne n'ont pas fini avec les révoltes même après la chute de l'ex-dictateur (27 ans au pouvoir après l'assassinat de Thomas Sankara). le tout nouveau ministre de la culture de la nouvelle transition conduite par Michel Kafando a été contraint à démissionner. Sa nomination au ministère de la Culture avait provoqué la fureur de plusieurs organisations de la société civile. Adama Sagnon, qui fut procureur sous la présidence de Blaise Compaoré, est en effet accusé par plusieurs de ses compatriotes d'avoir "enterré" le dossier Norbert Zongo, journaliste qui enquêtait sur le meurtre de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, et qui mourut assassiné en décembre 1998. Lundi, des manifestations se tenaient devant le ministère de la Culture pour dénoncer le choix du nouveau ministre, ami de longue date du lieutenant-colonel Zida, le chef du gouvernement. Plusieurs personnalités du secteur culturel s'étaient publiquement insurgée contre une telle nomination et réclamaient une démission immédiate de Sagnon. Il sera resté à peine 24 heures à son poste de ministre de la Culture.

David GBEDIA

lundi 17 novembre 2014

Le Woody de Mama à la barre le 27 juillet 2015 pour l'Afrique




La Haye - Le procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale s’ouvrira le 7 juillet, a annoncé lundi la CPI, qui accuse l’ancien président ivoirien de crimes contre l’humanité lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Emprisonné depuis trois ans à La Haye, Laurent Gbagbo, 69 ans, sera le premier ex-chef d’Etat à être jugé par la Cour pénale internationale. Le président kényan, Uhuru Kenyatta, est lui aussi poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité, mais l’ouverture de son procès a été reportée sine die. Laurent Gbagbo est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences dans le but de conserver le pouvoir, en vain, à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2010. Plus de 3.000 personnes avaient été tuées durant les cinq mois qu’ont duré les violences. "La Chambre fixe la date d’ouverture du procès au 7 juillet 2015", ont annoncé les juges de la CPI, dans une décision rendue publique. Ces derniers précisent que le procureur avait suggéré que l’ouverture du procès soit fixée en juin ou juillet tandis que la défense souhaitait qu’elle soit fixée à novembre ou décembre 2015 en raison de la "complexité de l’affaire"."La Chambre garde à l’esprit son obligation statutaire de s’assurer que l’accusé soit jugé sans retards injustifiés et que le procès soit à la fois juste et expéditif", ont dit les juges. "Cependant, un juste équilibre doit être trouvé entre cette obligation et le devoir de la Chambre de s’assurer que l’accusé a suffisamment de temps et de moyens pour se préparer", selon la même source.

M. Gbagbo est écroué à la prison de la CPI, à La Haye, depuis novembre 2011 suite à son arrestation à Abidjan en avril 2011. L’ancien président assure de son côté avoir été évincé en faveur de son rival Alassane Ouattara à la suite d’un complot mis sur pied par la France, ancienne puissance coloniale en Côte d’Ivoire. Les partisans de M. Gbagbo, encore nombreux en Côte d’Ivoire, ainsi que des organisations de la société civile dénoncent une "justice des vainqueurs" car aucun membre du camp Ouattara n’a encore été inquiété par la CPI. Après avoir douté de la solidité du dossier de l’accusation, les juges ont finalement confirmé en juin les charges à l’encontre de Laurent Gbagbo. La CPI détient également Charles Blé Goudé, un homme-clé du régime Gbagbo. Lui aussi est soupçonné de crimes contre l’humanité, comme l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, que le régime ivoirien a refusé de livrer à La Haye, estimant être en mesure de lui organiser un procès équitable en Côte d’Ivoire.
Le procès de Mme Gbagbo, 65 ans, et de ses 82 co-accusés, qui devait s’ouvrir le 22 octobre à Abidjan, a toutefois été reporté à une date non précisée.

ndy/cjo/mbr/mw

Ouverture d’une école de génie pétrolier en Côte d’Ivoire avec le concours de l'université de Pau






Pau - L'Université de Pau va contribuer à la création d'une école de génie pétrolier en Côte d'Ivoire, qui souhaite renforcer sa production de pétrole offshore, dans le cadre d'une convention signée lundi avec le gouvernement ivoirien. Soutenu par le groupe Total, via sa filiale Total E&P Côte d'Ivoire, le partenariat doit permettre le développement de la recherche scientifique "en cohérence avec le développement du secteur pétrolier actuellement en Afrique et les perspectives très prometteuses liées aux récentes découvertes dans des pays africains, dont la Côte d'Ivoire", a expliqué la direction de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA).
La convention signée lundi à Pau par le président de l'UPPA, Mohamed Amara, et le ministre ivoirien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Konan Gnamien, prévoit la création d'une Ecole supérieure du pétrole et des métiers associés à Yamoussoukro, la capitale administrative de Côte d'Ivoire. Une fois ouverte, cette école doit être totalement financée par des fonds ivoiriens. "L'université va apporter une aide pédagogique et son expérience dans le génie pétrolier", a expliqué à l'AFP Véronique Lazzeri, directrice de l'UFR sciences et techniques de Pau, pour qui "l'idée est de monter une école pour toute l'Afrique de l'Ouest, sachant qu'il y a des perspectives intéressantes".

Un comité de suivi du projet doit être mis en place dans les prochaines semaines et l'école devrait ouvrir ses portes dans "les deux prochaines années", espèrent ses promoteurs. "Nous devons d'abord définir le types de filières, le contenu pédagogique et le nombre d'étudiants qui seront reçus", précise Véronique Lazzeri.

L'idée était née en avril dernier, lors d'une rencontre entre une délégation béarnaise et Koffi N'Guessan, directeur de l'Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

cor-ban/phc

lundi 10 novembre 2014

Eléphant: Maestro a refusé de venir

« C’est avec désolation que j’écris ces quelques lignes au sujet de ma convocation en sélection nationale, pour les rencontres des 14 et 19 novembre comptant pour les éliminatoires de la CAN 2015. Pour tout vous dire, je ne serai pas présent avec les Eléphants. En tout cas pas sur le terrain ». C’est avec ces mots pleins de sens que, ce lundi 10 novembre 2014 dans un communiqué, Zokora Didier alias Maestro a décliné la convocation du coach Hervé Renard pour les deux dernières journées des éliminatoires de la CAN 2015.  
Cela ne semble pas être une surprise puisque le concerné, lui-même, avait déjà annoncé sa retraite internationale le 7 novembre dernier, après plus de 12 années de passées au sein de la sélection ivoirienne. Sa dernière convocation à surpris plus d’un. Visiblement le nouveau sélectionneur des éléphants n’a pas encore trouvé une équation favorable pour mettre sur pied une équipe capable de qualifier la Côte d'Ivoire à la prochaine probable CAN marocaine, après les retraites des anciens avec à leur tête l’inévitable Didier Drogba. Notre équipe de Côte d’Ivoire, dernier leader africain du classement FIFA a encaissé 10 buts en 4 matches dont 2 victoires et 2 défaites avec un jeu à ne pas pas conseillé aux personnes souffrant d’épilepsie photosensible. les Ivoiriens se souviennent difficilement d'un tel résultat depuis 30 ans. Alors l'on peut comprendre aisément la sollicitation de l’ancien champion d’Afrique avec les Chipolopolo de la Zambie. Mais face à la Sierra Leone et au Cameroun, l’on ne verra pas la silhouette de “Maestro“ qui a décidé, avec la manière, de ne pas revenir sur sa parole donnée. Il a traduit sa fierté d’avoir porté le maillot de son pays, mais pour Maestro, il est temps de tourner la page en laissant champ libre au jeunes talents. « Je suis conscient de l’impact que ma décision pourrait avoir sur certains d’entre vous, et sur moi-même.  Mais je crois toujours, à ce stade de ma modeste carrière, qu’il est temps de permettre à d’autres de faire montre de leurs talents, et d’apporter à leur tour, un plus à notre équipe nationale», a-t-il conclu en s’excusant auprès du coach et des Ivoiriens. 
Rappelons que les 14 et 19 novembre prochain la Côte d’Ivoire jouera avec la Sierra Leonne et le Cameroun.


David Gbedia

dimanche 9 novembre 2014

Blaise Compaoré réfugié à Dabou ?

La ville de Dabou, localité de la banlieue abidjannaise, connait en ce moment une rumeur qui a perturbé le sommeil de plus d’une personne parmi les populations civiles de ladite localité. La rumeur faisait état de ce que le président déchu du Faso y aurait trouvé refuge. Ce qui a causé une peur bleue chez les riverains. Difficile à comprendre puisque l’ancien dictateur burkinabè, selon les autorités ivoiriennes loge en ce moment à Yamoussoukro dans une résidence confortable de l’Etat de Côte d’Ivoire. Même s’il est vrai que cette information n’est pas du goût des ivoiriens qui n’ont pas encore réagi, pourquoi Blaise Compaoré se retrouverait-il, du jour au lendemain, dans une petite localité comme Dabou ? « Il parait que les chefs coutumiers baoulé de yamoussoukro et la famille du président Houphouët ne veulent pas de lui sur leur sol encore moins dans la résidence du père fondateur, alors c’est à Dabou qu’ils l’ont envoyé », a confié un habitant de la localité. Toujours selon la Rumeur, Compaoré serait arrivé dans le Leboutou à bord d’un hélicoptère tard dans une nuit de la semaine dernière et aurait été installé dans une maison de couleur blache située en face de la préfecture de Dabou qui, selon des sources, appartient à M. Lohouess Oble ancien maire RDR de Dabou. Ce qui confirme les soupçons des riverains, c’est les derniers ballets, non habituels de plusieurs cortèges officiels devant la préfecture.
Pour être sûre, la rédaction a joint au téléphone un habitant de la ville de Dabou qui a voulu gardé l’anonymat. Ce dernier a confirmé l’existence de la rumeur, mais selon lui, « c’est une fausse rumeur ! Il est vrai que depuis quelques jours l’on chuchote fortement sur l’éventuelle présence de Blaise Compaoré  ici, mais ce n’est vrai. Car je me suis, moi-même, rendu dans la villa en question, il n’en était rien », a-t-il rassuré.
Notons que depuis l’acclatement de la crise militaro-politique en 2002, les rumeurs en Côte d’Ivoire sont légions. Certaines ont fini par se confirmer d’autres jamais. Cette dernière vient, rappelons-le, après le renversement de Blaise compaoré, 27 ans de pouvoir, par le peuple souverain du Burkina Faso. Il est réfugié à Yamoussoukro selon le communiqué officiel. Nous y reviendront peut-être.


David Gbedia

dimanche 2 novembre 2014

Burkina Faso: Coup d'Etat ou Passe décisive



La marche de protestation entamée par le peuple burkinabé est aller plus vite que l'on ne pouvait l'imaginer. Pour beaucoup d'observateurs de la scène politique burkinabé, les soulèvements sont légions au Burkina mais Compaoré est toujours invincible. Ce dernier soulèvement, il est vrai que les manifestants, eux-mêmes n'avaient pas imaginé cette issue. Blaise Compaoré a enfin quitté le pouvoir après 27 ans de règne. Plus de la moitié des jeunes manifestants sont nés sous l'ère Compaoré. Mais après la chute du meurtrier de Thomas Sankara, les mouvements ne ce sont pas encore arrêtés. Les manifestants sont encore dans les rues de la capitale criant le départ du Colonel Major Isaac Zida. Il faut rappeler qu'au premières heures de la chute du M. Compaoré, un nom était scandé au sein des souverains manifestants. Il s'agissait du Général à la retraite Kwamé Lougoué. A la surprise général, le chef d'Etat major de Compaoré a annoncé qu'il dirigeait désormais la transition. Quelques instants 24 heures plutard c'est le Colonel Major Isaac Zida de se qui préféré au chef d'Etat Major. Ce dernier est fortement contesté par le peuple burkinabé. Dans les rangs des manifestants, on apprend que le Colonel est un homme de main de Compaoré en exil en Côte d'Ivoire. Il est suspecté d'être venu accomplir les dernières volontés de l'ex-chef d'Etat.
Commandant en second du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), une unité d'élite de l'armée qui assurait la sécurité de Compaoré. Zida est aussi un proche du général Gilbert Diendéré, le chef d'état-major particulier de l'ex-chef de l'Etat, dont on est sans nouvelle.
"Il fait partie des mêmes réseaux que Diendéré. Certains se méfient de lui", observe une source sécuritaire, selon laquelle les deux hommes sont originaires de la même région.

David GBEDIA

jeudi 30 octobre 2014

La vraie raison du refus de la liberté provisoire à Gbagbo



le président Laurent Gbagbo

Hier mercredi en fin d'après midi, la cours pénale internationale a refusé d'accorder la liberté provisoire de 3 jours à Gbagbo demandée par les avocats de sa défense. Une liberté qui permettrait à l'ex-chef d'Etat en prison de prendre part aux obsèques de sa mère décédé depuis le 15 octobre dernier. Une décision jugée anormale par l'ensemble les Ivoiriens et  des organismes des droit de l'homme. Selon certains avis, les vrais raisons de ce refus résident dans le fait que la communauté internationale et la CPI en particulier craignent la mobilisation avec laquelle  les Ivoiriens accueilleraient Laurent Gbagbo, qu'ils ont traité d'assassin. Une mobilisation qui pourrait remettre en doute les accusations portées contre le père de la démocratie ivoirienne et confirmée sont innocence dans la crise post-électorale. Mais le problème est que l'on veut écarter définitivement un adversaire politique de la françafrique et du néocolonialisme. La deuxième raison évoquée par les Ivoiriens est que le fait de laisser Laurent Gbagbo venir en Côte d'Ivoire, même si c'est pour les obsèques de sa mère, présage pour la CPI, un non retour. Cette dernière a peur, toujours selon les mêmes avis, que les militants de l'ex-chef de l'Etat empêchent son retour à la CPI à travers un soulèvement populaire difficilement maîtrisable.

David GBEDIA

mercredi 29 octobre 2014

CPI: Gbagbo n'assistera pas à l'inhumation de sa mère





C'est désormais chose faite. Laurent Gbagbo n'assistera pas à l'inhumation de sa mère. la décision a été rendue publique en cette fin d'après midi par la CPI

"Le 29 octobre 2014, après avoir examiné les arguments de la Défense, du Gouvernement de la Côte d'Ivoire, du Greffe, du Procureur et du Représentant légal des victimes, la Chambre de première instance I a rejeté la demande de la Défense de mise en liberté de M. Gbagbo pour une période d’au moins trois jours, sous réserve d'un certain nombre des conditions, afin d'organiser et assister aux funérailles de sa mère" a déclaré la Cour pénale internationale. Même si cela ne constitue pas une surprise pour les observateur de la scène politique ivoirienne, il convient de marquer son indignation lorsque nous pensons que cette cour est dirigée par une Africaine en la personne de Fatou Bensouda. Les évènement comme la perte d'un être chers comme une mère, un père ou un enfant constituent des moments très importants dans la vie d'un homme. En Afrique particulièrement ce sont des périodes sacrés. Que Fatou Bensouda soit le procureur de la CPI chargé de poursuivre un accusé relève de ses droits. Mais qu'elle prive un inculpé de son droit de voir sa mère partir pour un voyage sans retour est illégitime. Bensouda a démontré par cette décision qu'elle est sans coeur, elle qui est une femme donc mère, en privant un fils de faire ses adieux à sa mère. Mais un adage dit que tout ce que nous faisons sur la terre, nous le payons. un jour, la justice de Dieu parlera contre elle. Et ses maîtres d'aujourd'hui sortiront tous les dossiers obscures qu'elle s'entête à embellir. De toutes les façons dame Gado reste une icône qui ne s'oubliera pas si tôt.

David Gbedia

A son retour de la Haye, KKB donne des nouvelles: « Nous sommes tombés l’un dans les bras de l’autre, en pleurant »





Comme annoncé dans le Quotidien d’Abidjan du lundi dernier, KKB avait rendu visite, le week-end dernier aux illustres détenus de la scène politique ivoirienne à la Haye en Hollande. Après cette visite, l’ancien leader de la jeunesse du PDCI-RDA a fait une déclaration à la presse dans laquelle il a donné les nouvelles fraîche du président Laurent Gbagbo orphelin de mère depuis maintenant deux semaines et de Charles Blé Goudé. Pour ce qui concerne le fils de Paul Koudou et de Marguerite Godo, le député de Port-Bouet a expliqué la forte émotion qu’a suscitée cette rencontre. « La rencontre a été pleine d’émotion. Et quand nous nous sommes vus, nous sommes tombés l’un dans les bras de l’autre, en pleurant », a-t-il déclaré. Kouadio Konan Bertin a dit être allé traduire au père de la démocratie ivoirienne sa compassion, malgré la précarité de sa santé à lui, pour le deuil qui l’a frappé avec la disparition brutale de sa mère. Concernant la santé physique et morale du président, le député s’est voulu rassurant : « le président Gbagbo va bien ». Quant à Charles Blé Goudé, KKB a dit : « c’était des retrouvailles de deux frères. C’était la joie et de chaudes accolades ». Ce qui rassure sur la force mentale du brillant orateur de la CPI le 2 octobre dernier. Il a conclu en traduisant sa fierté d’avoir rencontré ces fils de la Côte d’Ivoire injustement emprisonné loin de leur mère patrie.

Davi Gbedia

dimanche 26 octobre 2014

KKB soutient le président GBAGBO



 
Kouadio Konan Bertin est allé soutenir le président Laurent Gbagbo à La Haye (Hollande). L’ancien leader de la jeunesse du PDCI et a été reçu par SEM Laurent Gbagbo au centre pénitentiaire de Scheveningen le vendredi 24 octobre 2014. KKB devait être reçu par Charles Blé Goudé hier ce Samedi au moment où nous metons sous presse, nous ne disposons pas encore d'information sur cette deuxième rencontre. Selon Joël Etien, proche de KKB, la rencontre entre Laurent Gbagbo et KKB, qui était prévue pour durer trois heures en a fait finalement cinq au total sur demande de Gbagbo lui-même. Concernant le contenu des échanges entre les deux hommes, Joël Etien a indiqué qu’il laissait la primeur au concerné lui-même de donner dans les prochains jours, le point de sa rencontre avec l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Il a cependant confié que KKB était très satisfait de la rencontre. 

David GBEDIA

Visite de Claude Bartolone en Côte d’Ivoire: « Il faut que les deux camps soient concernés par cette vérité attendue par la justice»


Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale française était en Côte d’Ivoire vendredi 24 et samedi 25 octobre. Première étape d’un périple qui doit le conduire également au Tchad, puis au Cameroun. Il y a rencontré son homologue Guillaume Soro, puis le chef de l’Etat Alassane Ouattara avant de s'entretenir, ensuite, avec les représentants de l’opposition et de la communauté française de Côte d’Ivoire. Claude Bartolone est l’Invité Afrique de ce matin  et répond au correspondant RFI en Côte d’Ivoire, Frédéric Garat.


RFI : Quand on visite pour la première fois de sa vie Abidjan, ce qui est votre cas, qu’est-ce qu’on ressent, qu’est-ce qu’on perçoit ?
Claude Bartolone : D’abord on ressent une certaine gêne, on se demande pourquoi on n’est pas venu avant. Dans ce pays, on tombe sur des responsables politiques, des membres de la communauté française qui partagent bien souvent, au-delà de la langue, une philosophie, une certaine pensée commune sur ce que devrait être l’organisation de la vie. Et puis, on se rend compte tout de suite du rôle que peut jouer la Côte d’Ivoire dans la période actuelle, à la fois sur toute l’Afrique de l’Ouest et sur ce que pourrait représenter un renforcement des liens entre la France et la Côte d’Ivoire.
Vous avez rencontré le deuxième et le premier personnage de l’Etat, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale et Alassane Ouattara, président de la République, qu’est-ce que vous vous êtes dit lors de ces rencontres ?
D’abord je pense qu’ils sont très conscients, l’un comme l’autre, de la nécessité de travailler à la réconciliation, indispensable, pour permettre aux différentes forces politiques de participer à la prochaine élection présidentielle. Le président Ouattara était très clair en me recevant : après la phase du retour des résultats économiques, il faut qu’il y ait une phase de redistribution pour être attentif au chômage des jeunes. Parce qu’obtenir des résultats économiques sans avoir une politique de distribution qui correspond à l’augmentation de ces résultats économiques ne peut pas favoriser le vivre ensemble et stabiliser la démocratie.
Vous avez le sentiment que l’opposition, que vous avez également rencontrée, est au diapason de ce que dit le président de la République ?
On sent un certain nombre de réserves. On ne sort pas d’une dizaine d’années de troubles, de périodes difficiles où il y a eu cette guerre, cette opposition meurtrière, on en sort pas comme ça par un coup de baguette magique. Mais lorsque je vois les contacts qui existent entre le président et l’opposition, lorsque je vois déjà les quelques fils qui commencent à se tisser, je suis agréablement surpris des efforts qui ont été faits et, je l’espère, des efforts qui aboutiront à la participation de l’opposition aux prochaines élections présidentielles.
Pourtant vous venez ici, en Côte d’Ivoire, à un moment où on parle beaucoup d’un procès aux assises qui doit faire comparaître 83 personnes dont Simone Gbagbo et un certain nombre de cadres de l’opposition. Est-ce que vous pensez, en tant que président de l’Assemblée nationale française, que c’est de bon augure pour les élections présidentielles à venir ?
Dans le cadre d’une justice indépendante, c’est indispensable. Il ne peut pas y avoir de justice à deux vitesses. Il ne peut y avoir une justice qui serait sévère ou qui toucherait la petite délinquance et une justice qui traiterait d’une manière différente les faits qui peuvent être reprochés à un certain nombre de responsables politiques. Il faut que les deux camps, si je peux employer cette expression, soient concernés par cette vérité attendue par la justice. Mais je crois que s’il devait y avoir l’idée de rentrer dans cette période électorale sans qu’il y ait ce respect d’une justice indépendante, ce serait extrêmement difficile.
Si d’aventures tous les cadres de l’opposition ivoirienne étaient frappés d’inéligibilité ou envoyés en prison à la suite de ce procès, est-ce qu’il n’y aurait pas une mauvaise perception de l’opinion internationale sur les élections à venir ?
J’ai écouté le président s’exprimer sur cette question et ses propos m’ont rassuré. Je pense qu’il est tout à fait conscient du rôle qui doit être le sien pour continuer à faire avancer la Côte d’Ivoire sur le chemin de la réconciliation, et les propos qu’il a eus m’ont laissé penser qu’il était très conscient du rôle qui lui incombait.

Source RFI