La marche de protestation entamée par le peuple burkinabé est aller
plus vite que l'on ne pouvait l'imaginer. Pour beaucoup d'observateurs
de la scène politique burkinabé, les soulèvements sont légions au
Burkina mais Compaoré est toujours invincible. Ce dernier soulèvement,
il est vrai que les manifestants, eux-mêmes n'avaient pas imaginé cette
issue. Blaise Compaoré a enfin quitté le pouvoir après 27 ans de règne.
Plus de la moitié des jeunes manifestants sont nés sous l'ère Compaoré.
Mais après la chute du meurtrier de Thomas Sankara, les mouvements ne ce
sont pas encore arrêtés. Les manifestants sont encore dans les rues de
la capitale criant le départ du Colonel Major Isaac Zida. Il faut
rappeler qu'au premières heures de la chute du M. Compaoré, un nom était
scandé au sein des souverains manifestants. Il s'agissait du Général à
la retraite Kwamé Lougoué. A la surprise général, le chef d'Etat major
de Compaoré a annoncé qu'il dirigeait désormais la transition. Quelques
instants 24 heures plutard c'est le Colonel Major Isaac Zida de
se qui préféré au chef d'Etat Major. Ce dernier est fortement contesté
par le peuple burkinabé. Dans les rangs des manifestants, on apprend que
le Colonel est un homme de main de Compaoré en exil en Côte d'Ivoire.
Il est suspecté d'être venu accomplir les dernières volontés de
l'ex-chef d'Etat.
Commandant en second du Régiment de sécurité
présidentielle (RSP), une unité d'élite de l'armée qui assurait la
sécurité de Compaoré.
Zida est aussi un proche du général Gilbert Diendéré, le chef
d'état-major particulier de l'ex-chef de l'Etat, dont on est sans
nouvelle.
"Il fait partie des mêmes réseaux que Diendéré. Certains se méfient de
lui", observe une source sécuritaire, selon laquelle les deux hommes
sont originaires de la même région.
David GBEDIA
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